La IXème Légion

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 Journal de Wannasee

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Wannasee

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MessageSujet: Journal de Wannasee   Mer 1 Nov - 1:39

30-10 2E 584

Ma bien aimée Evadys est morte il y a quelques jours maintenant... il ne me restait plus rien, si ce n'est la solitude et la crainte de mourir de la même maladie qui m'a été affecté au cour de mes récentes aventures après la rencontre d'un nécromancien Altmer du Thalmor.
Je voulais malgré tout réintégrer une Légion, la seule famille que j'avais et qu'il me restait.
J'avais eu vent du passage du Praetorian de la troisième cohorte de la neuvième Légion sur la Côte d'or à l'occasion de la Fête de l'empereur. Je m'y suis rendue afin de me battre au nom de l'Empire comme autrefois malgré mes craintes de retrouver mon ancienne général Lavinia sur place.
Lavinia n'était finalement pas là et temps mieux même si cela ne m'étonne pas d'elle. Toutefois je ne m'attendais pas à retrouver mon ancien camarade de la quatrième Légion Marius. Cela faisait si longtemps... nous avions aider des civils tout en repoussant une horde de morts-vivants. Nous avions beaucoup perdu à cette époque malgré un combat acharné. Le centurion Atius et Tiberius y auraient perdus la vie... Par les Huit pourquoi ?!
La présence de Marius me rassurait. Nous trinquions pour nos retrouvaille et pour la neuvième Légion. J'ignore ce qu'avait fait Marius dans la neuvième Légion mais il aurait été au cœur de controverses... J'apprécie beaucoup le Praetorian, j'aimerai en apprendre plus sur elle mais est-ce que je dois me détourner de la neuvième à l'avenir si Marius est en mauvaise posture ? Ne serait-ce que pour protéger mon ancien camarade ? Je n'en sais rien... j'écouterai mon cœur le temps qu'il batte encore...
Avant de m'en aller, j'exprimais cette sensation d'être avec une famille : la Légion. Un des idéaux que partage la noblesse colovienne disait la Praetorian. Je me suis sentie vexée et exclue dans ces paroles. Dans mon jeune âge où je vivais dans les égouts : j'ai tué, pillé et volé des nobles pour survivre. Ils étaient souvent cruels, vivant dans le luxe et à l'écart du danger pendant que d'autres vivaient dans la misère en dehors des remparts des villes.

Je regagne une dernière fois mon foyer en préparant mes affaires avant le départ pour la brétonnie sur l'Espoir demain au petit matin. Que me réserve l'avenir ? Vais-je résister à cette foutue maladie ? Je n'ai ressenti aucun effet négatif en moi jusqu'à présent, j'espère que cela durera... je me souviendrai des cris de douleur d'Evadys...

-----------

31-10 2E 584

A peine sommes-nous arriver au Port du vieux rêve que nous sommes mêlés à l'enlèvement d'enfants. Plusieurs de mes camarades sont furieux d'être suspecté d'un tel acte barbare. Le Praetorian décide d'enquêter sur la situation et je forme équipe avec Marius, Marcus et Amélia.
Pour ma première mission, j'ai préféré ne pas alerter mes camarades de cette maladie prenant possession de mon corps peu à peu... tout comme Evadys qui y avait succombé il y a maintenant une semaine.
Nous faisions mine de rien dans l'auberge et trouvais étrange les grincements de parquet au premier étage dont le seul moyen d'accès était coincé par un rougegarde.
Avec l'autorisation de Marcus, je décide d'accéder au premier étage mais rien à faire. Le rougegarde refuse de me laisser passer. Je décide alors d'y accéder depuis l'extérieur mais la tâche s’avérera un peu plus complexe. Rien de problématique quand il s'agit de grimper les édifices ou encore d'éloigner via différents procédés les civils, mais il y avait là un enfant. Je craignais qu'en m'approchant de ce dernier l'on me suspecterait avec mon uniforme d'enlever le gamin. Je parviens finalement à le conduire jusqu'à son oncle pas loin.
A l'étage, deux Altmer occupent une chambre. Une fois la pièce libre, je décide d'y rentrer. Sur place, des documents compromettants que je saisie et rapporte à Marcus. Parallèlement, mes camarades trouvent des affiches d'un seigneur recrutant des mercenaires contre nous.
Après un bref échange avec le sergent du soi-disant sixième cohorte, Marcus s'improvise centurion pour faire pression. Nous ne présentons aucune forme de menace face aux civils contrairement aux autres soldats commandés par le sergent.
Sur le moment, je sens une terrible douleur s'étendre en moi. La tâche prenait possession de mon avant bras... Maudit Haut Elfe ! Si seulement je retrouvais ce maudit nécromancien !

Je ne me souviens de presque rien... est-ce que ma maladie est en train de me tuer ? Je me souviens juste avoir repris conscience au premier étage de l'auberge. Là se tenait devant moi un Haut Elfe détenant la jeune Eleonore que nous cherchions. Il semblerait que j'ai été menaçante face à cet ambassadeur inconscient de la situation... Que ce soit avec le rougegarde ou cet Altmer qui prenait soin de la jeune fille, j'y serai aller le couteau à la gorge. Je reprenais conscience bien trop tard. J'ai laissé ma camarade Dra'Khalen sortir avec la petite, j'ai préféré rester quelques instants à l'écart... suis-je devenue un monstre ? Que vais-je devenir ? Cette maladie va t'elle me faire faire des choses regrettables ?

De retour au camp, j'ai exprimé mes excuses auprès du Praetorian. Je me suis emportée et que dire de plus ? Je me suis mise à l'écart du camp, et ai observé ma main en retirant mes gants... la tâche avait grossie. Prise de panique, je tapais sur la roche et me suis mise à courir dans tout les sens à la recherche d'un cour d'eau sans succès. Je me suis effondrée au sol puis ai regagné le camp sans attirer le moindre attention. Je me suis isolée dans un coin où personne ne venait pour brûler ma tâche au dessus d'un feu. Stupide idée, je me suis brûlée et ai soufferte en silence sans changer quoique ce soit à ces tâches. J'ai regagné ma tente sans faire d'Histoire me tenant le bras avec douleur.

Mes craintes sont fondées. Je vais sans doute mourir à petit feu, je perds contrôle sur mes agissements... j'aimerai y faire face mais il est hors de question que cela face du bruit. Je dois trouver une solution et seule.
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Wannasee

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MessageSujet: Re: Journal de Wannasee   Jeu 2 Nov - 3:09

(MàJ : Edit des pages précédentes).

01-11 2E 584

Ce jour fut des plus mouvementés... La neuvième et moi partions pour attaquer le camp nord de l'Ordre du Serpent du Seigneur Briton.
Avant l'assaut, je m'étais proposé pour partir en reconnaissance. Je grimpais alors les roches en me dirigeant vers le camp seule pendant que les autres s'avançaient groupés.
Des mages s'attaquaient à mes camarades d'armes et je décidais d'intervenir. Je n'étais parvenue qu'à en blessé un à l'épaule et deux archers approchaient en tentant de me trouver. Je sortie ma dague et égorgeais le premier avant de chuter dans la rive avec le second. Mes dagues avaient coulées au fond de la rive et je ne pouvais prendre mon arc... en quoi mon arc aurait été utile ? Je me débattais avec l'archer pour tenter de le noyer. Ce fut un soulagement lorsque ce dernier ne bougeait plus la tête sous l'eau.. je pensais y passer surtout après cette chute vertigineuse.
Je repris mes esprits calmement en remontant la falaise. Les deux mages préparaient quelque chose et cela n'avait rien de bons. Il y avait ainsi quatre fantassins couvrant deux mages dont un blessé à l'épaule. Alors que je me lançais avec mes pointes acérées sur mes cibles, je vis un archer de l'autre coté, grimpant la falaise semblant prendre la fuite... Sans doute pour tirer sur Dra'Khalen qui était juste en dessous. J'ai préféré faire feu sur l'archer au risque de me faire repérer par les fantassins et mages me cherchant sur le moment suite à mon attaque - la vie de mes camarades compte avant tout. Il semblerait que j'avais fait le bon choix, la Légion investissaient le camp et les mages étaient débordés. Le Seigneur Briton prenait la fuite, j'étais resté sur ma position pour le viser mais il fut finalement intercepté. Je suis partie rejoindre mes frères d'armes. Briton et ses derniers hommes étaient désormais encerclés, l'un d'eux tenta d'attenter à la vie de Marcus... je m'étais interposer, peu importe ce qui pouvait m'arriver, Marcus avait bien plus de valeur que moi. Je gênais finalement le bréton dans sa course et Amélia eu le temps de lui tirer une flèche, le tuant. Je me chargeais de tirer sur quiconque parmi les prisonniers tentaient de fuir.
La Praetorian élimina le Seigneur Briton. Si mes camarades semblaient joyeux de cette victoire, je restais tendue jusqu'au retour au camp.
Tant de morts inutiles durant cette bataille... j'aurai sans doute pu éviter la perte de bon nombre de mes camarades si je menais un groupe de soldats d'élite de reconnaissance avancé comme à l'époque dans la seconde Légion. Un groupe pour les mages, l'autre pour Briton directement dans le camp en infiltration. Je me demande malgré tout si j'en serai capable encore aujourd'hui avec ma maladie...
J'en avais fait la suggestion auprès du Praetorian une fois rentrer au camp... Elle était épuisée après cette bataille et je pense l'avoir gênée. Elle refusa tout simplement la suggestion, étant moi même aujourd'hui de nouveau au bas de l'échelle. Je comprends tout à fait et n'ai pas l'intention d'insister... gravir les échelons n'est pas mon truc... c'était simplement de la chance par le passé, même si cela n'a jamais été un souhait d'autant plus que dès lors que je suis devenue capitaine, mon rôle ne me correspondait plus.
Je rendis visite à mon ancien camarade d'armes de la quatrième, Marius. Je tenais à le féliciter pour ses actions d'aujourd'hui... J'étais heureuse de le voir en bonne entente avec Marcus.

Après m'être installée dans la cantine du camp pour écrire les premières lignes de cette page, la douleur repris possession de moi. Je l'avais pourtant dominer tout au long de la mission... J'essayais de me faire discrète mais la douleur était telle que j'étais presque à terre. Je profitais que la douleur se calmait pour partir mais Marius en pleine partie de dé avec d'autres légionnaires semblait m'avoir vue, il m'a suivi. Je pensais que l'eau de la pluie calmerait ces tâches qui s’amplifient de jour en jour mais je peux croire n'importe quoi pour me rassurer...
Marius voyait que je ne me sentais pas bien. Il insistait pour comprendre lorsqu'il vit un bout de la tâche sur mon bras dépassant le tissu. Marius saisit mon bras et vit la marque. Il s'interrogea et me posait des questions... Je ne pouvais pas nier, je ne pouvais que lui dire la vérité et lui faire confiance quant à garder le secret sur mon état. Mais il était conscient du risque auquel j'étais exposé : devenir inconsciente et menaçante, souffrir et crier de douleur, et mourir... c'est ce qui était arrivé à Evadys et Marius le savait bien.
Marius exigea que je me rende auprès de Ashedius. Soit je le reporte à mes supérieurs, soit il le reporte lui même. Je gardais le silence puis lui dit de faire comme bon lui semblera avant de me taire de nouveau. Je comprends sa réaction, il a peur durant une mission que je tombe en tant qu'éclaireur mais il sait bien qu'avec ou sans moi, il mènera les opérations en faveur de la neuvième.
Je n'ai pas cherché à savoir ce qu'à fait Marius par la suite... je suis simplement allée m'entraîner avec mon arc. Viser le mille n'étant plus une difficulté pour moi, j'ai alors diversifier mes tactiques tout en me surpassant dans la furtivité tout en écoutant mes supérieurs derrières. La tâche semblait toutefois atteindre mon cou. Je faillie m'étouffer et reprit ma respiration pendant quelques instants avant de poursuivre mon entraînement comme si de rien n'était.
Ce soir, je suis dans ma tente - observant en même temps que j'écris mon corps tâché de traces mauves ayant gagner en proportion... Je ne me laisserai pas dominer par cette maladie que je ne connais pas. J'ai vaincu bien des ennemis, pourquoi pas cette malédiction ?
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MessageSujet: Re: Journal de Wannasee   Jeu 2 Nov - 16:50

02-11 2E 584 (partie 1)

Le réveil a été difficile pour moi ce matin. Je pensais à Evadys... à ma maladie, à mes camarades tombés au combat hier ainsi qu'à la discussion que j'ai eu avec Marius. Je n'ai pas fermer l’œil de la nuit, je réfléchissais. La journée n'est pas terminé mais j'écris ces lignes au cas où je tombe au combat ou que je succombe à cette malédiction.
J'ai réfléchie à ce que Marius m'a dit... Je suis donc aller voir le doc, Ashedius, afin qu'il puisse observer cette tâche grandissante et m'empoisonnant.
Ce matin, tout comme hier soir, je m'entraînais durement sans relâche... je voulais absolument que mes flèches atteignent en rafale mes cibles sans leur laisser le moindre seconde de repli. J'expérimentais de nouvelles tactiques en associant ma furtivité et l'offensive. J'avais besoin de voir les effets de ma nouvelle tactique en situation réelle... j'ai alors déserté le camp moins d'une heure et me suis attaquée à des morts-vivants semblables à ceux que Marius et moi avions affronté dans la quatrième. Je me jetais à corps perdu dans la masse, restant en constant mouvement face à l'ennemi tout en diversifiant mes attaques. La malédiction, si je la laissais s'exprimer, m'aurait-elle permise de battre plus rapidement les morts-vivants ? Je n'en sais rien, je pense que la tâche se serait décuplé et ne pouvant reprendre mon propre contrôle, je serai morte...
Je suis rentrée au camp avec quelques blessures mais rien de grave. Le doc m'attendait et je m'entretenais avec lui. Je lui demandais de ne rien dire aux autres, je n'aimerai pas que mon état actuel face du bruit autour. Je souhaite prendre les armes pour la neuvième et me battre jusqu'au bout, peu importe la souffrance que j'endurerai.
Le doc semblait avoir un remède... j'en fus surprise. Après avoir réaliser son rituel, il semblait que la tâche ait disparue... Sur le moment, je croyais au miracle... que les Huit m'avaient sauvés bien que je ne crois pas aux cultes. J'étais attristé pour Evadys qui n'avait pas connue cette même chance... j'aimerai tant l'embrasser encore une fois.
N'osant pas venir à Marius pour lui dire que c'est bon, c'est terminé... j'ai demandé au doc de s'en charger à ma place.

Je reprends aussitôt mon entraînement mais quelque chose ne va pas... Ce ne pouvait pas être aussi simple... Ce n'était pas une simple grippe comme le doc me l'avait certifié. Nous verrons bien, pour le moment rien à signalé.
Je me ré équipe en dagues et en pointes ainsi que d'une centaine de flèches, le tout aiguisé. J'ignore ce que nous réservera la mission de ce soir mais je suis prête.
Je demanderai avant de partir au camp à parler personnellement avec le Praetorian dans le but de lui demander une faveur. Si je crie de douleur ou que la maladie me reprend, qu'elle ordonne aux autres de m'abattre... je ne veux que le bien des autres et me battrait à leurs cotés tant que je serai encore moi même. Je mènerai probablement deux combats : celui face notre ennemi commun et ma propre maladie. En ces mots, je ressens une légère douleur au cœur...
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MessageSujet: Re: Journal de Wannasee   Ven 3 Nov - 15:04

03-11 2E 584

Je ne sais pas comment poursuivre ces lignes. J'écris depuis le camp de travail du souffle d'Onsi à Bangkoraï pour trahison.

La journée d'hier aura été rude. Suite à mes écrits de mi-journée, je m'étais adresser au Praetorian afin de lui demander ce que j'avais à demander. Elle semblait furieuse de la situation et m'a envoyé au Conseillé Lenors. J'expliquais la situation au Conseillé Lenors à l'écart des autres dans l'infirmerie. Il appliqua une magie repoussant les effets de ma malédiction et me donna une fiole verte en cas de problème sur le front. Je dépendais dorénavant d'un suivi médical chaque jours.
Je retournais à l'entraînement du peu de temps qu'il restait avant de partir en mission en Hautepierre à la recherche de deux de nos éclaireurs disparus hier. Mes frères d'armes étaient épuisés par la campagne d'hier, cette fatigue n'avait pas même épargné le Praetorian.
A l'entrée de la ville face à l'abbaye, nous tentions de soutiré des informations à un guet de la ville et à un rougegarde. Impossible de nous adresser au guet à qui je proposais une couverture impériale, le rougegarde était un chasseur de primes du nom de Sader Al-Qays.
Notre cohorte se dispersa pour trouver des indices. Moi, Marius et Sader décidions d'enquêter dans l'abbaye. L'accès principal était bloqué, nous grimpions alors Sader et moi les murs pour nous rendre dans la cour. Je débloquais la porte et Marius nous avait rejoint. Nous nous précipitions contre les murs de l'édifice sous les vitraux pour limiter les chances d'être vu. Je veillais à ce que personne depuis l'extérieur ne nous surprenne.
Marius proposait d'entrer de force par les vitraux... il était évident que l'on aurait été repérer si nous en étions rester à cette suggestion. Nous en étions rester à cette idée, la porte de l'édifice étant barricadé de l'autre coté. Un vieil homme, le prêtre, semblait affolé à l'intérieur.
Notre seul chance d'entrer était de casser un vitrail... quelle malchance, ce fut celui d'Akatosh. Sader poursuivait avec douleur la casse pour nous permettre d'entrer. Le vieux prêtre était scandalisé... en même temps, le contraire aurait été étonnant. Mais nous avions retrouver l'un des deux éclaireurs pendu à l'intérieur avec d'autres individus... sans compter le désordre intérieur.
Puis un prêtre et des cultistes entrés en scène. Ce fut le début d'un combat difficile où nombreux été blessés, moi compris. Le prêtre était équipé d'une armure d'ébonite, Sader fixait son point faible : le cou non couvert.
Je me précipitais avec mes dagues vers un des cultistes mais il se retourna et je fus propulsé à terre. Dereth eu le temps de régler son compte le temps que celui ci me fixait. Sans tarder, je lançais ma dague en direction du prêtre de dos. Rien à faire, ma dague ne perce pas l'armure d'ébonite du prêtre.
Le combat et rude, mes frères d'armes s'épuisent.. Sans réfléchir je m'agrippe au dos du prêtre tout en essayant de l’étouffer avec mes bras et le fait basculer en arrière en tentant de le maintenir au sol.
Un acte désespéré ou agacée par la fatigue je crie fort d'attaquer le prêtre sans tenir en compte que je sois sous ce dernier. Sader frappe avec ses lames et touche par la même occasion mes bras.
Dès cet instant, je sais que je ne pourrais plus être utile pour les autres. Je ne sens plus mes bras et le prêtre m'assène un grand coup de tête en arrière me propulsant en arrière. Je suis immobilisée et assiste à la scène sans pouvoir y faire quoique ce soit. Marius est sérieusement blessé au dos et termine deux cultistes de ses propres mains.
Je perdais connaissance. Je pensais que tout était terminé puis ce noir abyssal devenait lumineux. J'ouvris les yeux et tous étaient comme heureux, victorieux. La dernière recrue, un orque, et Sader essayaient de me faire les premiers soins. Je me relevais et me dirigeait vers mes camarades en boitant  avec l'aide de Sader. Que les Huit le garde même si je ne crois pas en ces dieux.

Nous regagnions notre camp et je me rendis sans plus tarder à l'infirmerie. Dedans, j'entendais des bruits provenant de l'extérieur. Comme des éclats de coup de fouet. C'était Marius. Il aurait fait déshonneur au code du légionnaire... en même temps il avait mal commencé sa mission. Lorsque Sadius critiquait nos agissements, je détournais le regard en restant calme.
Même si Marius a fait déshonneur au code du légionnaire, je me sentie divisée...
Lorsque le Praetorian regagnait ses quartiers, tous la saluer et j'hésitais à faire de même. Quelle idiote je suis, je voulais absolument la servir et la protéger elle et mes autres supérieurs mais j'allais regretté mes paroles qui suivirent. Je finis par saluer le Praetorian avant de regagner l'infirmerie où je constate un Marius chaos sur un brancard. Je profitais de ces instants pour m'excuser pour l'autre soir. J'avais fini par écouter sa requête de parler de cette malédiction aux supérieurs. Mais dans un élan d'émotion, et à voix haute... j'osais dire ce que je n'aurais jamais voulu faire : Assassiner le Praetorian. Combien même je tiens beaucoup à notre Praetorian, jamais je ne pourrai faire une telle chose mais les mots sont les mots. Bien que ce ne soit pas des actes, quatres légionnaires avaient entendu et informer Marcus qui s'empressa de venir avec Arnornn. J'étais en état d'arrestation pour tentative d'assassinat et haute trahison. Hm.. Rien que de réentendre ces paroles, j'ai envie de saisir ma dague et de me l'enfoncer en plein cœur. Mais je préférais me rendre en cour martial. Personne n'aurait cru à ma pensée intérieure et enchaînée dans une tente, je n'ai pas eu l'occasion de m'exprimer. Marcus et moi avions brièvement échanger. Lorsqu'il me disait qu'il avait toute les peines du monde à fouetter son frère d'armes, je m'effondrais. J'étais bête de penser que c'était par pur plaisir de corriger un légionnaire indiscipliné... ou que sais-je encore.
Quelle fille stupide... je me suis laissée emporté par mes émotions et ai proféré des injures que je ne pensais pas. La Wannasee que j'étais a bien disparue...

Radiée de la neuvième Légion, je suis envoyée dans la nuit même au camp de travail de Bangkoraï dans le souffle d'Onsi. J'espère que la neuvième triomphera des forces daedrique et accomplira sa destiné.
Je prendrais la fuite si je le souhaite, nous verrons bien.

Pour le moment, c'est la fin de ma pause et je dois repartir travailler dans la mine. Le seul quotidien qu'il me reste, loin de mon foyer à Anvil et de la tombe d'Evadys.

A celui qui lira ce journal, je lui demanderai de me considérer comme une criminelle et de ne pas avoir de pitié.

Wannasee, éclaireur de la troisième cohorte, neuvième Légion.
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